vendredi 16 Avr 2010

Les majors auraient surévalué le coût du piratage

ActuTout le monde le savait déjà, les industries musicales et cinématographiques surestiment le manque à gagner causé par le téléchargement illégal.

Il est bien sûr évident qu'un pirate possédant 3000 MP3 ou 500 DivX/Xvid ne les auraient pas acheté.

Pourtant, attristés par les grosses larmes des majors, nos dirigeants ont créé l'HADOPI dont l'inutilité et le coût sont maintenant connu.

~

Cette fois, l'heure est grave pour les majors! :-p Le GAO, l'équivalent de la Cour des comptes aux États-Unis, estime qu'elles auraient largement surévalué les pertes dues au téléchargement de contenu musical et cinématographique.

Source Clubic: Les Majors du disque auraient surévalué les dégâts du téléchargement

Le Government Accountability Office dément donc les hypothèses selon lesquelles ces industries seraient dans une mauvaise passe du seul fait du "piratage".

L'autorité américaine explique que les coûts engendrés par le piratage avancés par les Majors «ne sont pas vérifiables». Dans son rapport [...] le GAO avance clairement que la méthode de calcul qui vise à estimer qu'un fichier téléchargé illégalement est autant d'argent perdu pour l'économie est fausse. Au contraire, cet argent serait réinjecté dans d'autres secteurs.

~

On savait déjà qu'aucune entreprise de sécurité informatique n'avait été consulté pour rédiger les textes d'HADOPI, or créer un organisme dépensant 400 000 € par jour demande pourtant un minimum d'expertise pour son fonctionnement. Cette fois, un organisme public confirme la pensée des internautes, à savoir que même l'utilité de l'HADOPI est discutable.

~

De plus, les pays avaient essayé des systèmes anti-piratage, n'ont dissuadé les internautes de télécharger que pendant les premières semaines.
Et enfin, si les ventes de disques et de films ont chuté en magasin, elles connaissent une progression spectaculaire en téléchargement légal. Les producteurs qui ont su évoluer avec le marché s'en mettent donc toujours autant dans les poches. ;-)

L'étude du GAO apporte donc une pierre supplémentaire à l'édifice des anti-HADOPI. Espérons que nos députés reconnaissent leur erreur et que cette mascarade s'arrête un jour.


café Cet article vous a aidé? 
Offrez-moi un café!
Agrégateur informatique

Laisser un commentaire

Azur Dev